Pourquoi pratiquer la Pleine Conscience ?

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Pourquoi pratiquer la pleine conscience ? Parmi les multiples réponses et innombrables preuves scientifiques récentes, on peut retenir une réponse illustrée par ce conte :
Il était une fois un vieux roi qui venait de mourir. Mais il était mort trop tôt, son fils n’était pas assez mûr pour lui succéder. Il dût tout de même monter sur le trône, même s’il était inquiet d’être aussi peu formé pour la charge qui lui incombait dorénavant.
Le jeune roi était donc soucieux d’apprendre, de s’instruire. C’est pourquoi il fit venir tous les hommes les plus savants du royaume : les érudits, les moines et les sages avérés. Il prit certain de ces hommes pour conseillers et demanda aux autres de voyager à travers le monde pour quérir et rapporter toute la science connue à son époque afin d’en retirer la connaissance, voire la sagesse. Certains partirent aussi loin que la terre pouvait les porter, tandis que d’autres écumèrent les océans jusqu’aux confins de l’horizon.
Tous revinrent seize ans plus tard, chargés de rouleaux, de livres, de sceaux et de symboles. Le palais était vaste, mais il ne put pourtant pas contenir une aussi prodigieuse abondance de science. Ainsi par exemple, le savant revenu de Chine, à lui seul, avait rapporté, sur d’innombrables dromadaires, les vingt-trois mille volumes de l’encyclopédie Cang-Xi, ainsi que les œuvres de Lao-Tseu, Confucius, Mencius et bien d’autres, tant renommés que méconnus !. Le monarque décida alors de faire construire une cité destinée à recevoir cette profusion de connaissance.
Un jour le roi parcourut à cheval la cité du savoir, telle qu’il l’avait fait construire. Il était dans l’ensemble satisfait de ses messagers, mais ce jour là il comprit qu’une seule vie n’aurait pu lui suffire pour tout lire, tout apprendre, tout comprendre. Il demanda donc aux lettrés, aux érudits de lire ces livres à sa place puis d’en tirer la « substantifique moelle », l’essentiel, et de rédiger pour chaque science un ouvrage compréhensible.
Huit années passèrent encore avant que les savants puissent remettre au roi une bibliothèque constituée des seuls résumés de toute la science humaine.
Le roi n’était plus tout jeune à cette époque là, mais il parcourut à pied l’immense bibliothèque ainsi constituée. Voyant la vieillesse arriver à grands pas, il comprit qu’il n’aurait pas le temps, en cette vie, de lire et d’assimiler tout cela. Il demanda donc à nouveau aux érudits qui avaient étudié ses textes, de rédiger un article par science, en allant droit à l’essentiel.
Encore huit années passèrent avant que la volonté du roi soit exaucée, car beaucoup des savants partis au bout du monde collecter toute cette connaissance étaient morts désormais, et les jeunes instruits qui reprenaient l’ouvrage en cours devaient préalablement tout relire avant de produire un article.
Enfin un livre en plusieurs volumes fut remis au vieux roi, à présent alité et malade. Ce dernier pria instamment chacun de résumer rapidement son article en une phrase.
Résumer une science en peu de mots, n’est certes pas chose aisée. Huit autres années furent donc encore nécessaires pour cela. A la fin, un seul livre fut conçu qui contenait une phrase et une seule sur chacune des sciences et des sagesses étudiées.
Au vieux conseiller qui lui apportait l’ouvrage, le roi alors mourant murmura :
– Donnez-moi une seule phrase qui résume tout ce savoir, toute cette sagesse. Juste une seule phrase avant ma mort !
– Sire, dit le conseiller, toute la sagesse du monde tient en deux mots « Vivre l’instant. »

 

Amour bienveillant vs. amour passion

Mettā, « amour » ou « amour bienveillant » en pāli, est le premier des brama-vihāra, les « quatre demeures sublimes ». Les autres la compassion, la joie sympathisante et l’équanimité, s’enracinent en mettā, qui les soutient et les nourrit.

Dans notre culture, le mot « amour » désigne généralement la passion ou une forme de sentimentalisme. Il est crucial de distinguer mettā de ces deux états. La passion renferme du désir, du manque, de la possessivité et un sentiment de propriété. Elle a besoin que les choses se passent d’une manière précise, que des attentes soient comblées. Le modèle de relation qui sous-tend en large part la passion est conditionnel et, au final, voué à l’échec : « Je t’aimerai tant que tu te conduiras de quinze façons suivantes, ou tant que tu m’aimeras au moins autant que je t’aime. » Ce n’est pas un hasard si le mot « passion » est issu du latin passio, qui signifie « souffrance ». Le manque est les attentes mènent inévitablement à la souffrance.

A l’inverse, l’esprit de mettā est inconditionnel : ouvert et dégagé. Comme l’eau qui coule d’un contenant à un autre, mettā circule librement, s’adaptant à la forme de chaque situation sans changer de nature. Une amie peut nous décevoir, ne pas répondre à nos attentes, sans que notre amitié pour elle en soit diminuée. Nous-mêmes pouvons nous décevoir, ne pas répondre à nos attentes, sans pour autant cesser d’être notre ami…

Par Sharon Salzberg, extrait de « L’amour qui guérit »

Agir selon ses valeurs : une déclaration d’indépendance

Dès lors que vous agissez selon vos valeurs, que vous pouvez donner une signification à votre existence sans attendre d’approbation extérieure, vous êtes libre.
Libre d’être qui vous êtes vraiment. Libre de mener une vie faite de choix conscients dans un monde de plus en plus absolutiste.
Dans un tel monde, les commandements paradoxaux de  Kent M. Keith résonnent comme une sorte de « déclaration d’indépendance » et comme un antidote à la résignation ou l’impuissance apprise :

 

Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques
Aimez-les quand même.

 

Si vous faites le bien, les gens vous prêtent
des motifs égoïstes ou calculateurs
Faites le bien quand même.

 

Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis
et de vrais ennemis
Réussissez quand même.

 

Le bien que vous faites sera oublié demain
Faites le bien quand même.

 

L’honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable
Soyez honnête et franc quand même.

 

Ce que vous avez mis des années à construire
peut être détruit du jour au lendemain
Construisez quand même.

 

Ceux qui voient grand peuvent être anéantis
par les esprits les plus mesquins.
Voyez grand quand même.

 

Les gens aiment les petites gens mais préfèrent
suivre les puissants.
Luttez pour les petites gens quand même.

 

Les pauvres ont vraiment besoin de votre secours
mais certains peuvent se retourner contre vous si vous les aidez
Aidez-les quand même.

 

Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même
vous risquez d’y laisser des plumes
Donnez ce que vous avez de mieux quand même.

 

— Kent M. Keith en 1968, Anyway
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Quand la pensée positive crée plus de problèmes qu’elle n’en résout

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Un des conseils les plus contre-productifs que l’on peut vous donner et qui vous est asséné par les médias, par votre supérieur hiérarchique et collègues au travail, par vos amis, par vos proches, est « pensez positivement !»
Cela vous étonne ? Avez-vous déjà essayé de pensez positivement ? Quels en étaient les résultats ? Pendant combien de temps vous avez pu le faire ?
« Soyez optimiste » ou « pensez positivement ! » est un conseil standard à taille unique, une sorte de prêt-à-penser qui est censé être la solution polyvalente de tous vos problèmes. Tout d’abord, ce genre de recommendation ne tient pas compte du vécu, des émotions, des préoccupations de chacun, ni de tout ce qui donne une particularité et un sens unique à la vie de chaque personne. D’autre part, vouloir adopter une pensée positive à tout prix, vous met dans une situation de lutte contre vos pensées négatives, ce qui consomme davantage vos ressources au lieu de les allouer à la gestion des obstacles que vous rencontrez et la mise en place de solutions efficaces.
 
En outre, l’optimisme n’est pas la meilleure stratégie à adopter dans certaines situations. Souvent les optimistes ne sont pas de bons stratéges puisqu’ils pensent ne pas avoir besoin d’un plan B, et ne prennent donc pas assez en considération l’éventualité d’un pire scénario et ses  conséquences. Ce qui peut avoir des répercussions fâcheuses sur la vie professionnelle et personnelle. Par exemple, à cause de leur tendance à penser que tout ira pour le mieux, les optimistes ont moins tendance à prendre soin d’eux-même, à faire de l’exercice, à avoir une alimentation et un mode de vie sains que la moyenne.
 
Il y a une voie plus efficace et plus authentique à emprunter, car il y a bien plus important et épanouissant que d’être simplement optimiste (être pessimiste n’est pas une solution non plus), de supposer que les choses iront vers le mieux (l’inverse qui consiste à tout voir en noir n’est certainement pas plus utile !) ou avoir l’air heureux (avoir l’air malheureux n’est certainement pas une solution non plus !). Cette voie passe par le développement de votre agilité (ou flexibilité) émotionnelle et l’engagement des actions qui donnent un sens à votre vie.
 
Agilité émotionnelle
L’agilité émotionnelle est votre capacité à être conscient(e) et réceptif(ve) à vos pensées et émotions sans être envahi(e) par elles. Selon des études menées par Susan David and Christina Congleton en psychologie expérimentale, cette compétence caractérise les grands chefs d’entreprises à travers le monde. En effet, l’échec n’est pas lié à la présence de pensées négatives (qui n’en a pas?) mais au fait de se faire envahir par elles. Chercher à « réparer » ces pensées n’est pas la solution selon ces chercheurs.
Les chefs d’entreprises efficaces ne se font pas « happer » par leur expérience intérieure (pensées, émotions, souffrance) et ne cherchent pas à la supprimer.  Ils l’abordent plutôt d’une manière consciente, orientée vers leurs valeurs (ce qui important à faire, ce qui donne sens à leurs actions) et productive, développant ainsi la compétence d’agilité émotionnelle.
Dans un monde de plus en plus complexe et de plus en plus changeant, cette compétence à gérer ses pensées et ses sentiments est essentielle à la réussite dans le monde du travail.
De nombreuses autres études menées par le professeur Frank Bond de l’Université de Londres, démontrent que l’agilité émotionnelle peut aider alléger le stress, réduire les erreurs, développer l’esprit d’innovation et améliorer l’efficacité.
En outre, le développement de ce genre de compétences est au coeur des thérapies cognitives et comportementales les plus récentes comme la méditation de pleine conscience (mindfulness) et la thérapie d’acceptation et d’engagement, une approche expérientielle qui engage la personne à cultiver sa flexibilité psychologique pour créer de nouveaux espaces et de nouveaux comportements pour un changement plus profond, authentique et vivant.
 
Avoir une vie qui a du sens importe plus que d’avoir une vie heureuse
Des études en psychologie positive (menées par Roy F Baumeister, professeur de psychologie à l’Université de Floride) montrent que même si le bonheur est une notion importante, il est essentiellement tributaire de certaines conditions circonstancielles
  : l’absence de difficultés dans la vie, la satisfaction de ses désirs, avoir une bonne santé, avoir de relations familiales harmonieuses, etc. Par contre, construire une vie qui a du sens ne dépend pas des circonstances externes (bonnes ou mauvaises), ni son état (sain ou malade) ou de son humeur. En effet, une personne malade est moins heureuse qu’une personne en bonne santé, mais la vie d’une personne malade ne manque pas de sens. D’ailleurs, selon les mêmes études, les épreuves et les problèmes baissent le bonheur mais augmentent le sens de la vie. Alors que les évènements positifs n’augmentent pas forcément le sens de la vie.
D’autres études menées par Mark Seery de l’Université de New York à Buffalo concluent que l’adversité, même si elle diminue le bonheur à court terme, elle augmente la résilience, la capacité à gérer le stress et la satisfaction de la vie par rapport à ceux qui n’ont pas eu d’adversité dans leur vie.
Si le bonheur est lié à l’obtention de ce que vous voulons, le sens de la vie concerne l’expression de nous-même. Les personnes qui donnent un sens à leur vie, ne se focalisent pas uniquement sur les résultas (leurs chances d’échec ou de réussite) mais poursuivent des projets qui ont un sens pour eux, même si ces projets semblent difficiles ou incertains. Par exemple, conduire des recherches scientifiques  apporte une contribution majeure au sens de la vie (participer à l’enrichissement des connaissances de l’humanité), mais les projets peuvent avoir une issue incertaine et nécessitent de faire face à de multiples obstacles et échecs.
La différence entre recherche de bonheur et recherche de sens, impacts également notre approche des relations sociales. Alors que les relations sociales contribuent au bonheur, ce dernier est tributaire de ce que les autres peuvent nous apporter. A l’inverse, le sens de la vie provient de ce que nous apportons aux autres.
 
Le bonheur n’est pas le bonheur
D’autres études récentes (menées à l’Université de Denver et l’Université de Harvard) démontrent, d’une part, les effets paradoxaux de la poursuite du bonheur : les personnes qui attachent une grande importante au fait d’être heureuses sont plus malheureuses en cas de stress ou d’adversité que les personnes qui n’accordent pas pas une grande importance au bonheur. D’autre part, ce n’est pas la nature de la tâche (ce que nous faisons à un instant t) qui nous rend heureux mais le degré de présence et d’attention que nous portons à la tâche en cours peu importe la tâche.
 
En résumé
De plus en plus d’études dans des domaines différents de la psychologie (psychologie positive, TCC) convergent, donc, vers une conclusion commune : cultivez votre flexibilité émotionnelle, soyez ouvert(e) et présent(e) à ce qui se passe (à l’extérieur et à l’intérieur) et cultivez ce qui donne un sens à votre vie. Recommandation à suivre… ou pas.
 
C’est ce sur quoi se base le concept Optimis.me.
Optimis.me est un concept gratuit et ouvert à tout un chacun que vous pourrez découvrir bientôt sur www.Optimis.me
 
Ce ne sont pas les événements qui vous arrivent qui détermineront jusqu’où vous irez dans votre vie, mais plutôt votre manière de gérer ces événements. —Zig Ziglar
 
La joie c’est l’adhésion totale à la réalité telle qu’elle se propose—Alexandre Jollien

Développez vos ressources personnelles et préservez celles de la planète

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Les interventions lors des séances de développement personnel et professionnel étant basées exclusivement sur une interaction verbale —pas d’intervention physique— le déroulement des séances par visioconférence est privilégié pour des raisons de gain de temps, d’économie, de flexibilité et par souci écologiquepas de temps ni d’énergie gaspillés dans les trajets et les bouchons, économie de carburant, pas d’émissions de CO2 tout en gardant la même efficacité d’intervention que les séances présentielles (comme le prouvent les études scientifiques)

Avec le développement technologique de notre époque, il n’y a plus besoin de connaissances particulières en informatique. Il suffit d’avoir accès à un ordinateur, une tablette ou un smartphone connecté à internet. Les interventions sont également possibles par audioconférence (téléphone).

De nouveaux horizons s’ouvrent, il devient ainsi possible de vous faire coacher sur le lieu de votre travail, à votre domicile ou lors de vos déplacements où que vous soyez.

Pour toutes ces raisons, la visioconférence et l’audioconférence représentent un mode efficace, économique et écologique de communication et de travail dans les domaine du coaching permettant également plus de proximité, d’efficacité et de flexibilité dans la relation d’aide.  Ainsi le développement des ressources personnelles de chacun se fait en préservant celles de la planète.

« La meilleure des solutions est celle qui est bénéfique pour tous les éléments du système considéré dans son intégralité. »
— Principe de base des approches systémiques et de la vision intégrale

Source : www.drchambah.pro

Les dilemmes de notre époque numérique : Acheter ou non un smartphone à son enfant ?

iPhone 5

C’est un dilemme classique de la parentalité à notre ère numérique: Vous voulez que votre enfant ait ce smartphone dernier cri pour lequel il crève d’envie, mais vous craignez les luttes de pouvoir avec votre enfant sur la façon de l’utiliser.

Il semble que Janell Burley Hofmann, une blogueuse et mère de cinq enfants, ait trouvé une solution.
Elle a offert à son fils de 13 ans, Gregory, un iPhone 5 pour Noël. Mais son usage était lié à un contrat. Il ne s’agit pas d’un contrat d’un quelconque opérateur téléphonique, mais un contrat parental. Un contrat de 18 points indiquant les manières dont le nouveau jouet de Gregory peut et ne peut pas être utilisé. La blogueuse a publié le contrat sur son site web personnel, afin d’inspirer d’autres parents qui se trouvent dans le même dilemme.
Voici le début de son message à son fils :
« Joyeux Noël ! Te voilà maintenant l’heureux propriétaire d’un iPhone. Bon sang ! Tu es un garçon bon et responsable de 13 ans et tu mérites ce cadeau. Mais l’acceptation de ce présent implique l’acceptation de certaines règles. S’il te plaît lis le contrat suivant. J’espère que tu comprends qu’il est de mon devoir de t’élever pour que tu deviennes un jeune homme sain qui peut fonctionner dans le monde, qui sait coexister avec la technologie, au lieu de se faire gouverner par elle. Le manquement de se conformer à la liste ci-dessous entraînera la résiliation de l’usage de l’iPhone. »
Ensuite, elle expose, point par point, les obligations contractuelles de Gregory pour l’utilisation de son iPhone (qui n’est pas tout à fait sa propriété d’ailleurs). Voici un extrait des règles les plus intéressantes:

  • Je suis la propriétaire du téléphone. Je l’ai acheté. Je l’ai payé. Je te le prête.  Ne suis-je pas géniale ?
  • Je dois toujours connaître le mot de passe.
  • Ne jamais ignorer un appel de maman ou papa. Jamais !
  • Si le téléphone tombe dans les toilettes, se fracasse sur le sol, ou se volatilise, tu es responsable pour les coûts de remplacement ou de réparation. Tonds une pelouse, garde des enfants, mets de côté un peu d’argent. Cela risque d’arriver, tu dois t’y préparer.
  • Rends le téléphone à maman ou papa à 19h30 les jours d’école et à 21h les weekends. Il sera éteint pour la nuit et te sera restitué le lendemain à 7h30.
  • Ne prends pas le téléphone à l’école.
  • Aies une conversation en personne avec les gens à qui tu envoies des textos. C’est une compétence de vie.
  • N’écris ou envoie par texto ou courriel avec cet appareil ce que tu ne dirais pas en personne.
  • Pas de porno. Ne recherche sur le Web que des informations que tu partageras avec moi ouvertement. Si tu as une question à propos de quoi que ce soit, demande à une personne – ou de préférence- moi ou ton père.
  • Éteins-le ou mets le en mode silencieux quand tu es dans un lieu public, surtout dans un restaurant, au cinéma, ou en parlant avec un autre être humain. Tu n’es pas une personne impolie, ne permets pas à l’iPhone de changer cela.
  • Ne prends pas un tas de photos et de vidéos. Il n’est pas nécessaire de tout documenter. Vis tes expériences. Elles seront stockées dans ta mémoire pour l’éternité.
  • Laisse le téléphone à la maison parfois, juste parce qu’il n’est pas vivant ou une extension de toi. Apprends à vivre sans. Sois plus fort et plus puissant que LPDM — La Peur De Manquer.
  • Télécharge de la musique qui est nouvelle ou classique ou différente de celle que des millions de tes pairs écoutent. Ta génération a accès à la musique comme jamais auparavant dans l’histoire. Profite de ce cadeau. Élargis tes horizons.
  • Joue à des jeux de développement cérébral avec des mots ou des casse-têtes de temps à autre.
  • Garde les yeux vers le haut. Vois le monde autour de toi. Regarde par une fenêtre. Écoute les oiseaux. Fais une promenade. Parle à un étranger. Emerveille-toi sans Google.
  • Tu vas déconner et je te confisquerai le téléphone. Nous allons nous asseoir et parler. Nous allons recommencer. Toi et moi, nous sommes toujours en train d’apprendre. Je suis de ton côté. Nous sommes dans le même bateau.
Elle termine son message par :
« J’espère que tu pourras accepter ces conditions. La plupart des leçons présentées ici ne s’applique pas seulement à l’iPhone, mais à la vie. Tu grandis dans un monde en rapide et constante évolution. Il est passionnant et séduisant. Ne complique pas les choses et préfère la simplicité. Fais confiance à ton esprit puissant et ton cœur géant au-dessus de toute machine. Je t’aime. J’espère que tu apprécieras ton formidable nouvel iPhone. Joyeux Noël ! Bises. Maman. »
En coaching, ceci s’appelle détermination du cadre ou établissement de contrat. Ce qui permet à la personne de connaître à l’avance ce sur quoi elle s’engage et qu’elle puisse développer un comportement autonome et responsable.
Etes-vous confronté(e) à ce genre de dilemme dans votre vie ? Que pensez-vous de la stratégie de Janell Burley Hofmann ?
Source : Janell Burley Hofmann le contrat de l’iPhone de Gregory.
Traduit de l’américain et adapté  par Majed Chambah.

88% des résolutions échouent : les raisons et les solutions

2013
A chaque nouvel an, il est coutume de prendre des résolutions. Ces résolutions concernent souvent des objectifs de développement personnel et professionnel tels que : arrêter de fumer, changer de travail, perdre du poids, apprendre une nouvelle langue, avoir plus de confiance en soi, etc.
Les études démontrent que, malgré toute la bonne volonté qui sous tend ces décisions, 88% des résolutions échouent [Richard Wiseman, 2007] !
Les raisons ? Des objectifs surdimensionnés, absence de plan d’action, éparpillement en poursuivant plusieurs objectifs à la fois. En effet, la partie du cerveau responsable de la volonté et du contrôle de soi (cortex préfrontal) ne peut gérer plusieurs informations et objectifs à la fois. En plus de la volonté et du contrôle de soi, cette partie gère également la mémoire à court terme, la concentration et la résolution de problèmes. Une surcharge cognitive de cette partie mène à l’affaiblissement du contrôle de soi et de la volonté. Ce qui explique qu’après une journée éprouvante de travail (sollicitant nos ressources cognitives), nous sommes plus enclins à nous jeter sur une pizza ou une glace ou à nous remettre à fumer [Baba Shiv 2009].
Les solutions ?
Pour augmenter les chances de réussite de nos résolutions (et nos objectifs d’une manière générale), les pistes suivantes s’avèrent d’une grande efficacité :
* Développer la conscience de soi permet de mieux observer ses anciennes habitudes et de mieux les apprivoiser. C’est un entrainement (qui ne nécessite que quelques minutes par jour) et un engagement constant sur toute l’année qui permet d’y aboutir. Par exemple consacrer quelques minutes par jour à prêter attention aux sensations corporelles, à son rythme de respiration, à ses pensées, sans jugement et sans action particulière. Il s’agit d’être observateur et non acteur.
* Fixer des objectifs minimalistes. Des objectifs qui impliquent de légers et constants changements.
Si vous voulez vous remettre à faire du sport, commencez à faire du sport à raison de 5 minutes par jour. Ensuite, semaine après semaine, augmentez la durée d’une minute. Si vous voulez arrêter de fumer, diminuez votre consommation d’une seule cigarette chaque semaine.
* Travailler à accepter l’incertitude et développer sa flexibilité psychologique. Souvent, derrière nos objectifs se cache un grand malaise avec l’incertitude. L’avenir étant vraiment incertain, et les choses peuvent aller bien comme mal. Nous sommes trop souvent motivé(e)s par un désir de mettre fin aux inévitables surprises dans nos vies. La fixation d’objectifs rigides (presque obsessionnels) témoigne souvent d’une inflexibilité et d’un évitement de certains scénarios, ce qui en retour ne fait qu’augmenter le refus et la peur de ces éventualités et l’inflexibilité (cycle vicieux). En revanche, développer son acceptation de l’incertain et travailler à développer sa flexibilité psychologique, mènent à une vie plus équilibrée et plus épanouie.
Je vous souhaite des résolutions réussies et une vie épanouie en 2013.

Apologie de la pensée négative

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La période des fêtes représente une énigme psychologique. Le sentiment qui la décrit est, bien sûr, la joie — cependant l’effort intense d’être joyeux semble rendre beaucoup d’entre nous malheureux. Il est difficile d’être heureux dans les salles d’embarquement bondées des aéroports ou pendant que vous essayez de rester civilisé pendant des jours avec des parents qui éprouvent votre patience.

Donc, pour faire face aux fêtes de fin d’année, des magazines et d’autres nous conseillent de « penser positif », le même conseil, en d’autres termes, que Norman Vincent Peale, auteur de « Le pouvoir de la pensée positive » The Power of Positive Thinking, donnait il y a six décennies. (Pendant les fêtes, Peale a suggéré, vous devriez faire « un effort délibéré pour parler positivement de tout. ») Le résultat, trop souvent, reflète le célèbre jeu d’essayer de ne pas penser à un ours blanc : Plus vous essayez, et plus vous y pensez.

Des variations de la philosophie positive de Peale sont profondément ancrées dans la culture américaine, et non seulement dans la façon avec laquelle nous gérons les fêtes et d’autres situations sociales, mais dans les affaires, la politique et au-delà. Pourtant, les études suggèrent que les affirmations peppées conçues pour égayer l’humeur de l’utilisateur par la répétition et la visualisation de la future réussite génèrent souvent le contraire de l’effet recherché.

Heureusement, à la fois la philosophie antique et la psychologie contemporaine indiquent une alternative: une approche contre-intuitive que l’on pourrait appeler « La voie négative du bonheur. » Cette approche permet d’expliquer certaines énigmes, comme le fait que les citoyens des pays les plus exposés à l’insécurité économique font souvent état d’un plus grand bonheur que les citoyens des pays plus riches. Ou que nombreux hommes d’affaires réputés rejettent l’idée de fixer des objectifs fermes.

Un des pionniers de la «voie négative» était le psychothérapeute new-yorkais Albert Ellis, décédé en 2007. Il a découvert un élément clé des philosophes stoïciens de la Grèce antique et de Rome: que, parfois, la meilleure façon de répondre à un avenir incertain est de se concentrer non pas sur le scénario le plus favorable, mais le pire.

Sénèque le stoïcien est radical sur ce sujet. Si vous avez peur de perdre votre patrimoine, il a conseillé une fois, « réservez un certain nombre de jours, pendant lesquels vous vous contenterez des revenus les plus bas et les plus maigres, en vous habillant avec une robe grossière et rugueuse, en disant à vous-même le temps: « Est-ce cet état que je craignais? » »

Pour surmonter la peur de l’embarras, Ellis avait dit à Oliver Burkeman (auteur du livre The Antidote) qu’il conseillait à ses clients de voyager dans le métro de New York, en prononçant le nom de chaque station à haute voix. Malgré que Burkeman soit une personne facilement embarrassée, dans l’intérêt de la recherche, il a suivi son conseil, sur la ligne centrale du métro de Londres. C’était atroce. Mais ses craintes exagérées ont été ébranlées: il n’ai pas été pas harangué ou agressé. Quelques personnes l’ont regardé bizarrement.

Il suffit de penser sobrement en détail au pire des scénarios, une technique que les stoïciens appelaient « la préméditation du mal » peut aider à saper l’énergie de son anxiété. La psychologue Julie Norem estime qu’environ un tiers des Américains utilisent instinctivement cette stratégie, qu’elle qualifie de « pessimisme défensif. » La pensée positive, en revanche, c’est faire l’effort de se convaincre que les choses vont bien tourner, ce qui peut renforcer la croyance que ce sera terrible si les choses tourment mal.

Dans les entreprises américaines, la doctrine la plus largement acceptée du « culte de la positivité » est l’importance de la détermination d’objectifs grands et audacieux pour une organisation, tandis que les employés sont encouragés (ou contraints) de fixer des objectifs qui sont « SMART » – spécifiques, mesurables, atteignables, réalisables, et dans un temps déterminé. (On pense que le terme a été utilisé dans un article publié en 1981 par George T. Doran.)

Mais le consensus pro-objectif est en train de s’effriter. D’une part, les objectifs rigides peuvent encourager les employés à sacrifier l’éthique. Dans une étude menée par la chercheuse en gestion Lisa Ordóñez et ses collègues, les participants ont eu à composer des mots à partir d’un ensemble de lettres aléatoires, comme dans le Scrabble. On leur demanda de consigner leurs progrès de manière anonyme et ceux qui ont été donnés un objectif précis à atteindre ont menti beaucoup plus fréquemment que ceux qui devaient simplement « faire de leur mieux. »

Les objectifs peuvent même conduire à des sous-performances. De nombreux nouveaux chauffeurs de taxi de New York, selon une équipe d’économistes, gagnent moins d’argent par temps de pluie que ce qu’ils peuvent gagner, car ils arrêtent le travail dès qu’ils atteignent la somme qu’ils pensent représenter les gains d’une bonne journée.

Se concentrer sur un objectif au détriment de tous les autres facteurs peut aussi déformer la mission d’une entreprise ou la vie d’une personne, explique Christopher Kayes, professeur de gestion à l’Université George Washington à Washington qui a étudié la « sur-poursuite » des objectifs, se souvient d’une conversation avec un dirigeant qui « m’a dit que son objectif était de devenir millionnaire à l’âge de 40 ans… et il l’avait fait. [Mais] il a également été divorcé, et avait des problèmes de santé, et ses enfants ne lui parlent plus. » Derrière notre fixation sur les objectifs, les travaux du Prof Kayes indiquent qu’il y a un profond malaise avec le sentiment d’incertitude.

Les recherches menées par Saras Sarasvathy, professeur en gestion à l’Université de Virginie, suggèrent que l’apprentissage pour accueillir des sentiments d’incertitude est non seulement la clé d’une vie plus équilibrée, mais conduit souvent à la prospérité également. Pour une étude, elle a interviewé 45 entrepreneurs prospères, qui ont tous introduit au moins une entreprise en bourse. Presque aucun d’entre eux n’a choisi d’écrire un business plan complet ou de réaliser des études de marché approfondies. Ils pratiquaient plutôt ce que le professeur Sarasvathy appelle « effectuation ». Plutôt que de choisir un objectif et de faire un plan pour y parvenir, ils ont fait le bilan des moyens et du matériel mis à leur disposition, et ensuite imaginé les issues possibles. L’effectuation comprend également le « principe de la perte abordable. » Au lieu de se concentrer sur la possibilité de récompenses spectaculaires pour une entreprise, évaluer l’étendue des pertes en cas d’échec. Si la perte potentielle semble tolérable, passer à l’étape suivante.

La valeur ultime de la « voie négative » ne réside pas dans la facilitation des émotions optimistes, ou voire du succès. Mais elle réside simplement dans le réalisme. L’avenir est vraiment incertain, après tout, et les choses peuvent aller bien comme mal. Nous sommes trop souvent motivés par un désir de mettre fin aux inévitables surprises dans nos vies.

Cela est particulièrement vrai pour le plus grand « négatif » de tous. Pourrions-nous bénéficier de la contemplation de la mortalité plus souvent que nous le faisons? Comme la célèbre déclaration de Steve Jobs : « Se souvenir que vous allez mourir est le meilleur moyen que je connaisse pour éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. »

Cependant nous pouvons être tentés de nous aligner avec la position de Woody Allen sur la mort : « Je suis fortement contre elle ». Mais il y a beaucoup plus d’avantages à y faire face plutôt que de la nier. Il y a quelques faits que même la pensée positive la plus puissante ne peut modifier.

—Adapté du livre de Oliver Burkeman The Antidote: Happiness for People Who Can’t Stand Positive Thinking. Editions Faber & Faber, novembre 2012.

— Traduit de l’américain par Majed Chambah.

Une nonagénaire : Les 45 leçons que la vie m’a enseignées

Ce texte a été écrit par Regina Brett, 90 ans, dans le journal « Plain Dealer » de Cleveland. Je tiens à vous le faire partager

« Pour célébrer la vieillesse, j’ai écrit 45 leçons que la vie m’a apprises. C’est la chronique la plus demandée que j’ai jamais écrite. Mon odomètre a passé les 90 en août. Voici donc cette chronique.
1. La vie n’est pas juste mais elle est quand même belle.
2. En cas de doute, il suffit de faire un petit pas de plus.
3. La vie est trop courte pour perdre son temps à haïr quelqu’un.
4. Votre travail ne prendra pas soin de vous lorsque vous serez malades. Vos amis et parents, le feront.
5. Remboursez vos cartes de crédit chaque mois.
6. Vous n’avez pas à gagner chaque discussion. Restez vrai avec vous-même.
7. Pleurez avec quelqu’un. C’est plus guérissant que de pleurer seul.
8. C’est correct d’être en colère contre Dieu. Il peut le supporter.
9. Épargnez pour la retraite à partir de votre premier chèque de paie.
10. Quand il s’agit de chocolat, la résistance est futile.
11. Faites la paix avec votre passé afin qu’il ne gâche pas le présent.
12. C’est correct que vos enfants vous voient pleurer.
13. Ne comparez pas votre vie à d’autres. Vous n’avez pas idée de ce qu’a été leur parcours.
14. Si une relation doit être secrète, vous ne devriez pas en faire partie.
15. Tout peut changer en un clin d’oeil. Mais ne vous inquiétez pas : Dieu ne cligne jamais des yeux.
16. Prenez une grande respiration. Ça calme l’esprit.
17. Débarrassez-vous de tout ce qui n’est pas utile. Le désordre vous alourdit.
18. Ce qui ne vous tue pas vous rend vraiment plus fort.
19. Il n’est jamais trop tard pour être heureux. Mais cela ne dépend que de vous et de personne d’autre.
20. Quand il s’agit de poursuivre ce que vous voulez vraiment dans la vie, n’acceptez pas «Non» comme réponse.
21. Faites brûler vos bougies, utilisez vos beaux draps, portez vos beaux déshabillés. Ne les gardez pas seulement pour une occasion spéciale. Aujourd’hui est spécial.
22. Préparez-vous plus que ce qu’il ne faut, ensuite laissez-vous aller.
23. Soyez excentriques maintenant. N’attendez pas la vieillesse pour porter du violet.
24. Le plus important organe sexuel est le cerveau.
25. Personne n’est responsable de votre bonheur, à part vous.
26. Abordez vos supposées catastrophes avec ces mots : «Dans cinq ans, est-ce que ça aura de l’importance?»
27. Choisissez toujours la vie.
28. Pardonnez mais n’oubliez pas.
29. Ce que les autres pensent de vous n’est pas de vos affaires.
30. Le temps guérit à peu près tout. Laissez du temps au temps.
31. Qu’elle soit bonne ou mauvaise, la situation va toujours changer.
32. Ne vous prenez pas trop au sérieux. Personne d’autre ne le fait.
33. Croyez aux miracles.
34. Dieu vous aime parce que c’est sa nature, et non pas en fonction de ce que vous avez fait ou pas fait.
35. Ne soyez pas spectateur dans la vie. Soyez présent et retirez-en le meilleur.
36. Devenir vieux n’est pas réjouissant mais cela vous évite le contraire : mourir jeune.
37. Vos enfants ont une seule enfance.
38. Tout ce qui a vraiment de l’importance à la fin, c’est que vous avez aimé.
39. Sortez tous les jours. Les miracles vous attendent partout.
40. Si nous jetions tous nos problèmes dans un tas et voyions tous ceux des autres, nous reprendrions volontiers les nôtres.
41. L’envie est une perte de temps. Appréciez ce que vous avez déjà et acceptez ce que vous n’avez pas.
42. Le meilleur est encore à venir.
43. Peu importe comment vous vous sentez, levez-vous, habillez-vous et allez-y.
44. Lâchez prise.
45. La vie n’est pas emballée avec un ruban mais elle est quand même un cadeau ».

[Vidéo] L’estime de soi

Une excellente présentation de l’estime de soi par le Dr. Christophe André.

Pour aller plus loin : 

Pour en savoir plus sur les mécanismes de  l’estime de soi et du coaching de l’estime de soi :


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Le Coaching des Emotions et de l’Estime de Soi (Livre broché sur Amazon.fr)